Par Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada
Chapitre 2 Aperçude la
Bhagavad-gita
Verset 14
Le contrôle de
soi
antavanta ime deha
nityasyoktah saririnah
anasino ’prameyasya
tasmad yudhyasva bharata
anta-vantaḥ — périssable; ime —tous ces; dehāḥ — corps matériels; nityasya — existant éternellement; uktāḥ — il est dit que; śarīriṇaḥ — les âmes incarnées; anāśinaḥ — ne devant jamais être détruite; aprameyasya — immensurables; tasmāt — donc;yudhyasva — combat; bhārata — ô descendant de Bharata, engage le combat.
TRADUCTION
L'âme est indestructible, éternelle et sans mesure;
seuls les corps matériels qu'elle emprunte sont sujets à la destruction. Fort de ce savoir, ô descendant de Bharata, engage le combat.
TENEUR ET PORTEE
Le corps matériel est, par nature, périssable. Que ce soit dans un instant ou dans cent ans, il mourra; ce
n'est qu'une question de temps; il est impossible de le maintenir indéfiniment en vie. Mais l'âme, si mince, comment un ennemi pourrait-il la détruire, s'il ne peut même la voir? Le verset
précédent la disait si petite qu'on ne sait pas même la mesurer. Vue sous un angle ou sous un autre, la perte du corps n'est pas digne de pleurs, puisqu'on ne peut tuer l'être lui-même,
c'est-à-dire l'âme; pour le corps, il est de toute manière impossible de le protéger et de le conserver indéfiniment. Et il est capital pour l'homme d'observer les principes religieux au cours
de sa vie terrestre, car le corps matériel dans lequel il se réincarnera sera le fruit des
acte
accomplis dans cette vie.
Les Vedanta-sutras nomment "lumière" l'être vivant, parcelle de la lumière suprême. La "lumière" de l'âme
maintient le corps matériel en vie à la façon de celle du soleil qui soutient l'univers. Et dès que l'âme le quitte, le corps se décompose; il ne peut vivre sans elle. Le corps en lui-même
importe donc peu. Voilà pourquoi Krsna conseille à Arjuna de combattre et de sacrifier le corps matériel pour la cause du Suprême.
J’ai offert une rose à Prabhupada,
et il m’a dit, « merci beaucoup. »
Par Jayapataka Swami
La présence de Prabhupada était si imposante que lorsqu'il était là on
n'était plus dans le monde matériel. On était transporté dans une atmosphère spirituelle transcendantale. Je ne savais rien de Vrindavana à cette époque, mais aujourd'hui je dirais que
Prabhupada portait Vrindavana en lui. On ressentait l’atmosphère de Vrindavana chaque fois que l'on se retrouvait avec Prabhupada. Il portait Krishna dans son cœur. Je ne le
comprenais pas, mais je le ressentais. J'étais métamorphosé par sa seule présence. Je voyais qu’il était un maître spirituel authentique et qu’il pratiquait ce qu’il prêchait. Les
autres personnes que j’avais rencontré avant lui avaient aussi leurs livres et leurs enseignements, mais ils ne les mettaient pas en pratique. En constatant cette chose ma foi a augmenté.
Prabhupada a été très miséricordieux envers moi. Il m’a immédiatement engagé à son service. J'ai ainsi assisté ses secrétaires
Govinda dasi et Gaurasundar. Pendant qu’ils partaient faire les courses l’après-midi, durant la sieste de Prabhupada, je restais poster à l'entrée de sa chambre, afin de répondre à ses besoins au
cas où il se réveillerait et désirerait quelque chose. Parfois Prabhupada m’appelait pour me demander certaines choses.
Une fois il m'a dit: « si je reçois chaque jour une fleur cela augmentera ma longévité. » Et il me demanda: « peux-tu
m’apporter une fleur, une rose ? » J’étais excité; mon maître spirituel me demandait de lui apporter une rose tous les jours. Je lui répondit oui sans hésiter.
Je suis retourné au temple pour dire au président du temple que j’allais acheter une rose pour
Srila Prabhupada. Il me dit alors: «mais que fais-tu ? Tu es dans Maya!.Tu ne peux pas faire ça. » Je lui répondit: « pourquoi ? Prabhupada m’a demandé de
lui offrir une rose. » Je le laissais dire en pensant: « je ferais tout ce que tu me dis de faire, mais le fait est que Prabhupada m’a demandé de lui apporter une rose et je lui
apporterai! »
J’ai téléphoné à un fleuriste et je suis parti acheter une rose. Le président du temple en colère me dit alors que je ne pouvais pas faire ça
et que je ferais mieux de faire autre chose. J'étais un peu irrité par lui parce qu'il me criait dessus. Ses cris résonnant encore dans ma tête, je suis sorti pour me retrouver face à un
cul-de-sac. Le fleuriste était tout près. Je suis entré et le marchand m’a dit: « je vous attendais, voici la rose. » C’était le fleuriste auquel j'avais téléphoné, mais dont j'avais
oublié l’adresse. J’ai offert la rose à Prabhupada, et il m’a dit: « merci beaucoup. »
30 versets-clefs de la
Bhagavad-gita telle qu'elle est
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Par Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada
Chapitre 2 Aperçude la
Bhagavad-gita
Verset 14
Le contrôle de soi
mātrā-sparśās tu kaunteya
śītoṣṇa-sukha-duḥkha-dāḥ
āgamāpāyino 'nityās
tāḿs titikṣasva bhārata
mātrā-sparśāḥ — la perception sensorielle; tu — seulement; kaunteya
— O fils de Kuntī; śīta — hiver; uṣṇa — été; sukha — joie ; duḥkha — et souffrance; dāḥ — donant;
āgama — apparaissant; apāyinaḥ — disparaissant; anityāḥ — impermanent; tān — tous ces ; titikṣasva — essaie de
tolérer; bhārata — O descendant de la dynastie Bharata.
TRADUCTION
Ephémères, joies et peines, comme étés et hivers, vont et viennent, ô fils de Kunti. Elles ne sont dues qu'à la rencontre des sens avec la matière, ô descendant de
Bharata, et il faut apprendre à les tolérer, sans en être affecté.
TENEUR ET PORTEE
Il faut, pour accomplir correctement son devoir, apprendre à tolérer les apparitions éphémères de joie et de
tristesse. Les Vedas nous recommandent, par exemple, de prendre un bain matinal, même pendant le mois de magha (janvier - février); bien qu'il fasse très froid à cette
époque, celui qui obéit aux principes religieux n'hésite pas à le faire. De même, une femme n'hésitera pas à supporter la chaleur accablante de la cuisine pour préparer le repas quotidien en
plein été; les désagréments de la saison ne peuvent faire obstacle à l'accomplissement d'un devoir. De la même manière, un ksatriya ne doit pas s'écarter de son devoir de
guerrier, même si ce devoir lui enjoint de combattre parents et amis. La connaissance et la dévotion peuvent seules nous délivrer des griffes de mâyâ; mais pour y parvenir, il faut suivre les principes de la spiritualité.
Deux noms ont été donnés ici à Arjuna, tous deux très significatifs: "Kaunteya" et "Bharata", qui rappellent respectivement son haut lignage maternel et paternel.
Il a hérité de ce lignage; il est donc responsable de sa grandeur, ce qui l'oblige à l'accomplissement parfait de ses devoirs. Il ne peut éviter le combat.
Ma mère n’a jamais été favorable au mouvement, mais elle demeurait courtoise et respectueuse envers moi en pensant toujours,
« comment le sortir de cette affaire ? » Je lui ai dit de visiter Srila Prabhupada. Lorsqu’elle s’est assise devant Srila Prabhupada, elle s’est transformée. Elle est devenue
comme une petite fille. Prabhupada lui a dit comment elle était fortunée d’avoir un fils qui soit dévot de Krishna. Elle a hoché la tête en affirmation. Depuis que je suis devenu dévot, elle
était défavorable, mais dans la présence de Prabhupada, elle est devenue comblée et heureuse pour offrir son approbation. Après quelques minutes, elle est descendue au rez-de-chaussée et pour
la première fois, ouvrit son sac-a-main en disant, « Puis-je te donner quelque chose pour le Mouvement ? »